Deuxième étape : un Dieu Sauveur

L’alliance que Dieu veut établir avec les hommes prend un relief nouveau avec la naissance de Jésus. Dieu se fait homme : le plus grand choisit de devenir le plus petit.
 
Marie donne vie à un enfant conçu du Saint Esprit, c'est-à-dire que Dieu accepte de prendre corps dans le corps d’une femme. Evénement unique dans l’histoire : on l’appelle l’Incarnation.
 
Jésus vit tout d’abord l’anonymat d’une naissance comme tant d’autres naissances, il grandit comme tout enfant de son époque. Sa vie est marquée par une relation très forte à Dieu qu’il appelle : « Père ».
 
Vers l’âge de 30 ans commence ce qu’on nomme son « ministère »  par l'appel lancé à des pêcheurs au bord du lac de Galilée, ce sont les  12 apôtres. Dans son sillage, Jésus draine une foule de malades, de pauvres, qui attendent désespérément des paroles et des gestes de réconfort. Il leur annonce le royaume de Dieu, la fin de l'injustice, et le commencement d'un monde nouveau.
 
Face à lui, Jésus voit aussi se lever des hommes qui sont marqués par une conception plus rigide de la foi. Qu’est-ce que croire ? Pour lui la réponse est claire : on ne croit pas parce qu’on respecte des interdits alimentaires ou parce qu’on suit des règles très strictes. La foi est toujours accompagnée d’un idéal de justice et de respect des plus petits.
 
De ce fait Jésus parle de Dieu non pas comme d’une puissance qui viendrait terroriser les méchants et récompenser les bons, mais comme d’un Père aimant tous ses enfants et leur proposant le pardon.
 
Les opposants à Jésus parviennent à le faire condamner pour des questions très graves : « il se fait l’égal de Dieu » ! Pour nous en effet Jésus est pleinement homme, et pleinement Dieu. Il est le Fils du Père. Pour la fête de Pâques, il donne un repas d’adieu : la Cène, au cours duquel rompant du pain, il le fait passer aux siens en leur disant : « prenez et mangez, c’est mon corps livré pour vous ». Le lendemain, arrêté, condamné, crucifié, il meurt sur une croix en posant un acte de non-violence radicale : « Père, pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure !
 
Trois jours plus tard, des femmes vont au tombeau pour embaumer le corps de Jésus : le tombeau est vide. On n’enferme pas l’Amour dans les ténèbres. C’est le cœur de la foi : Christ est ressuscité ! De ce fait, la vie des hommes prend un autre relief : l’Alliance est retrouvée entre Dieu et son peuple,  la mort n’a pas le dernier mot. Notre vie se révèle toujours plus précieuse, et nous sommes « sauvés », c'est-à-dire libérés de l’emprise du mal.