Que peut-on faire pour vous ?

A la suite du Christ, en marche vers Pâques : parcours 2
Frères et sœurs, l’Église propose aujourd’hui un texte tiré du grand discours de Jésus sur la montagne dans les chapitres 5 à 7 de l’évangile selon saint Matthieu. Après avoir présenté des exigences qui semblent dépasser les seules forces humaines (Mt 5 à 6), Jésus invite ses disciples à cultiver une relation confiante avec le Père : « Demandez, vous recevrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. Car votre Père qui est aux cieux donne de bonnes choses à ceux qui le lui demandent ».
À la suite du Christ, en marche vers Pâques, nous apprenons à nous tourner vers notre Père, plein de bonté pour ses enfants. Comme le rappelle le pape Léon XIV au début de son message de carême (5 février 2026) : « Le Carême est le temps où l’Église, avec une sollicitude maternelle, nous invite à remettre le mystère de Dieu au centre de notre vie, afin que notre foi retrouve son élan et que notre cœur ne se disperse pas entre les inquiétudes et les distractions quotidiennes ».
• La bonté du Père, source de notre marche
Jésus fait un raisonnement simple : même les parents imparfaits donnent de bonnes choses à leurs enfants. À plus forte raison, le Père céleste donne-t-il ce qui est bon. Dieu n’est pas la projection amplifiée de nos paternités humaines ; il en est la source et la mesure. Sa bonté dépasse tout ce que nous pouvons imaginer. Le Père n’est pas un juge qui guette la faute, mais une main ouverte qui donne « de bonnes choses ». La bonté du Père est essentielle pour notre marche. C’est elle qui rend la marche possible à la suite du Christ. On ne peut pas marcher longtemps derrière le Christ si l’on croit que Dieu est dur, lointain ou indifférent.
• Une prière confiante et persévérante
La confiance en la bonté du Père nourrit notre espérance. « Demandez, cherchez, frappez », dit Jésus. Ces verbes au présent de l’impératif invitent à agir de façon continue : continuer à demander, chercher sans se lasser, frapper sans arrêt. Demander, c’est reconnaître que nous avons besoin de Dieu. Chercher, c’est accepter d’être en chemin. Frapper, c’est espérer, même quand la porte semble fermée. En définitive, suivre le Christ, c’est apprendre à dépendre du Père avec persévérance.

• La règle d’or : une sagesse concrète
Jésus conclut par la « règle d’or », connue sous des formes diverses, dans de nombreuses cultures et traditions religieuses : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. » Elle découle ici de la bonté du Père. Parce que Dieu agit envers nous avec générosité, nous sommes appelés à agir de même. Si je désire être écouté, j’écoute. Si je désire être pardonné, je pardonne. En somme, suivre le Christ nous conduit au Père, et nous ouvre aux autres.

Quelques pistes pour la semaine
- Prendre un temps de prière chaque jour, sans se décourager.
- Relire sa propre image de Dieu : est-elle marquée par la confiance ?
- Mettre en pratique la règle d’or. Offrir aux autres ce que nous aimerions recevoir.
Puissions-nous vivre cette semaine dans la confiance en la bonté du Père et poser des gestes simples et concrets de charité, à la suite du Christ, en marche vers Pâques.
Jean-Louis TINDANO