Que peut-on faire pour vous ?

Plus de 21.000 nouveaux baptisés en France
21 386 baptêmes à Pâques : des catéchumènes toujours plus nombreux. Dans l’Aude, en 2025, nous avons enregistré 50 adultes et 28 ados ( + de 16 ans). En 2026, c’est 72 adultes et 25 ados. Plus de 13 000 adultes seront baptisés en France cette année dans la nuit de Pâques. L’augmentation du nombre baptêmes d’adultes se poursuit avec une hausse de 28% par rapport à 2025. En dix ans, le nombre de baptêmes a donc plus que triplé passant de 4 124 en 2016 à 13 234 en 2026.
Le « phénomène » des catéchumènes, ces adolescents et adultes qui, en France, demandent à être baptisés dans l’Église catholique, ne cesse de surprendre et d’interroger. « L’absolutisation du bien-être n’a pas apporté le bonheur escompté », disait récemment le pape Léon XIV. Si l’on pressentait depuis longtemps déjà la difficulté, pour ne pas dire l’incapacité, de notre société de consommation à répondre aux aspirations profondes de l’être humain, on reste cependant surpris par la soudaineté et l’ampleur de la soif de Dieu qui s’exprime aujourd’hui.
Environ 8 200 adolescents et 13 200 adultes seront baptisés cette année, soit une augmentation de 20 % par rapport à l’an dernier. Mais l’essentiel n’est pas là. Le grand défi pour l’Église est de les accompagner dans la durée afin de leur permettre de devenir disciples, et donc des membres à part entière des communautés paroissiales.
Pour répondre à cette joyeuse nouveauté, de nombreuses initiatives apparaissent. Les diocèses d’Île-de-France ont lancé un concile régional ; certains diocèses organisent des assises ; plusieurs évêques ont publié des orientations pastorales ; des services sont créés pour mieux accompagner les nouveaux baptisés ; des pèlerinages, ou encore la participation à certains conseils, leur sont proposés.
Cette mobilisation en faveur des catéchumènes a un effet boomerang. Elle est en effet l’occasion, pour de nombreux « vieux routiers de la vie chrétienne », de revisiter leur foi et de reprendre conscience de la façon dont Dieu peut faire irruption dans une existence et la bouleverser. Car voilà bien le signe qui nous est donné aujourd’hui : les chemins de l’être humain et de Dieu sont faits pour se rencontrer.
Monseigneur Olivier de Germay, archevêque de Lyon,
Évêque référent pour le catéchuménat