Un volontariat au BÉNIN avec la DCC


En mars dernier, elle s’envolait pour le Bénin en tant que volontaire DCC rattachée au diocèse de Carcassonne et Narbonne. Depuis, Louise DEVILLE repense très souvent à son expérience au Royaume du Dahomey. Témoignage.

Le master en poche, je me rapproche de la DCC – Délégation Catholique pour la Coopération, service du volontariat international de l’Eglise en France. J’éprouve l’envie de servir concrètement et de vivre une expérience humaine hors de ma zone de confort.

J’arrive de nuit à Cotonou et la première question que je me pose en sortant de l’avion est comment vais-je faire pour supporter la chaleur. Je suis accueillie par Barthélémy Sodansou, créateur et président de l’APEED – Association Pour l’Éducation des Enfants en Difficulté. Le lendemain, ébahie par l’énergie béninoise et la circulation de la capitale, nous prenons la route vers le nord. Après plus de 400 km et une pluie de fin de journée, battante comme j’en ai rarement vue, nous arrivons à la maison, la cité des Kobourou.

Peu à peu, je découvre une nouvelle culture et société de l’intérieur. J’ai la chance d’être accueillie et de loger dans la maison de Barthélémy et sa famille. Je prends aussi mes marques à l’association, faite de deux conteneurs et installée en centre-ville.

Barthélémy, lui-même orphelin de père, a créé l’association en 2003 alors qu’il avait du mal à poursuivre ses études. L’APEED prend soin et accompagne l’éducation d’enfants vulnérables de Parakou, capitale du nord et ses villages alentour. On compte environ 120 bénéficiaires par an ainsi qu’un programme de parrainage pour une vingtaine de jeunes, ces enfants sont pour la plupart orphelins ou abandonnés.



Pas une journée ne se ressemble et je suis touchée par la bonne ambiance qui règne malgré la dureté des parcours de jeunes enfants. Le nord du pays, plus rural, est davantage touché par la pauvreté que le sud. De nombreuses familles n’ont pas les moyens de financer la scolarité de leurs enfants (frais de scolarité, fournitures, uniformes) et beaucoup doivent commencer à travailler très tôt pour aider leur famille. Sans études, ni diplôme, le cercle de pauvreté se perpétue touchant en premier lieu les jeunes filles. Barthélémy et Lélatou, son épouse, mettent une énergie incroyable dans le suivi personnalisé des enfants et dans le développement de nouveaux projets. Ils coordonnent les bénévoles et les professeurs qui interviennent pour les activités de la semaine.


Un des projets qui a marqué mon séjour a été la construction d’un terrain de basket sur le site de l’association. Les infrastructures de sport sont rares dans le nord du pays et leur accès est parfois rendu difficile par les normes sociales et religieuses. L’objectif était donc de redonner un espace de jeux aux enfants et d’utiliser le sport comme un moyen de participation et d’émancipation des jeunes filles.

A mon départ le terrain était presque abouti et les enfants déjà tout excités de venir pouvoir s’amuser.

Loin de s’arrêter là, Barthélémy, Lélatou et les membres de l’APEED regorgent de projets pour continuer d’aider cette jeunesse qui est le futur du pays : aménagement du deuxième conteneur pour des bureaux et une salle informatique, installation d’un forage d’eau, entretien de la bibliothèque, développement des formations professionnelles.

Quand un volontaire vient aider, il repart en ayant beaucoup reçu.

Si vous souhaitez plus d’informations sur l’APEED : site internet APEED Benin
Instagram : apeedbenin
Barthélémy SODANSOU : +229 97 13 24 30
Louise DEVILLE : 06 61 23 94 66