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Barthélémy Bruguiere

Evêque. Cause de béatification ouverte

† 1835

 

Qui était-il ?
Missionnaire des Missions Etrangères de Paris, Mgr Bruguière est né à Raissac d’Aude le 12 février 1792 et fut ordonné prêtre à Carcassonne en 1815. L’église du village conserve son baptistère.

 

Son histoire
Petit village perdu parmi les vignes, Raissac d’Aude a donné naissance au premier évêque de la Mission de Corée. On rapporte que dès son enfance, Barthélémy Bruguière sentait un attrait pour ce pays. Il reçoit une éducation toute audoise : petits séminaires de Narbonne, puis de Carcassonne.

Après le grand séminaire, il revient à Carcassonne pour enseigner la philosophie et la théologie au petit séminaire avant son ordination le 23 décembre 1815. A 26 ans Barthélémy était chanoine honoraire.

Toutefois un autre appel résonnait dans son coeur et, sûr de sa vocation de missionnaire, il quitta tout et entra au Séminaire des Missions Etrangères à Paris en 1825. Après cinq mois de noviciat, il partit avec deux autres missionnaires pour le Siam en février 1826. Ils débarquèrent à Poulo-Pinang en janvier 1827 et pendant trois mois Barthélémy enseigna au séminaire chinois.

Ensuite ils partirent pour Bangkok, où le vicaire apostolique, Mgr Florens, âgé et infirme, tenait seul la mission. Les conditions de vie étaient très rudes, mais on rapporte que « l’Evêque trouve en lui [Barthélémy] un collaborateur d’une vertu, d’une intelligence, d’un dévouement et d’un zèle incomparables ». Mgr Florens choisit Barthélémy comme coadjuteur en 1828 et il reçut le titre d’évêque de Capse.

Toutefois, Mgr Bruguière porta une condition à cette nomination : pouvoir partir pour la Corée un jour si le Pape lui en donne l’ordre. Après son sacre le 29 juin 1829, Mgr Bruguière se fixa dans l’île de Pinang.

Entretemps, pour répondre aux besoins des chrétiens de Corée, le Saint Siège demanda aux MEP de prendre en charge la mission de Corée. Les MEP refusèrent prétextant le manque de prêtres, de finances et les persécutions en Corée. Mgr Bruguière se proposa lui-même pour cette mission. Le pape Grégoire XVI érigea le vicariat apostolique de Corée le 9 septembre 1831 et le nomma premier vicaire apostolique.

Heureux de cette nomination, Mgr Bruguière partit pour la Corée le 4 août 1832. Durant trois années, passant par Penang, Manille, Macao, traversant le continent chinois, il suivit en direction de la Corée une route de souffrance et de mort.

Luttant contre la faim et la maladie, malgré les menaces des brigands et des persécuteurs, il ne renonça jamais à la mission de Corée. Il choisit trois prêtres pour l’accompagner, dont saint Pierre Maubant qui lui succéda et fut martyrisé. Mgr Bruguière demanda au Saint Siège la création d’un vicariat en Mandchourie confié aux MEP avec le projet de créer un collège à la frontière entre la Corée et la Chine pour la formation de prêtres coréens. Mais il resta en Mandchourie ou il mourut, épuisé, le 20 octobre 1834 à Pie-li-keou.

 

Son action à l’époque...
Pour l’Eglise en Corée, Mgr Bruguière est un pionnier important : son acceptation du vicariat apostolique de Corée, sa volonté de former un clergé coréen (son projet se réalisera grâce au P. Maubant) et son rôle décisif dans l’érection du vicariat apostolique de Leatong pour assurer une route plus sûre aux futurs missionnaires de Corée.


Et aujourd’hui...
En 2005 à l’occasion du 20ème anniversaire de sa fondation, la paroisse de Gaepo-dong en Corée du Sud s’est fixée comme objectif l’évangélisation et a choisi comme figure symbolique de cet effort Mgr Bruguière. Les paroissiens ont mené leur enquête sur la vie de l’évêque dans les régions de Pie-li-keou et Sivang et jusqu’à Raissac d’Aude.

Dans l’église vous y découvrirez le baptistère de Mgr Bruguière… et aussi une représentation toute coréenne de la Vierge Marie.


Qu’a-t-il dit ?
Lors de son ordination, il souhaitait déjà « souffrir et mourir pour que Dieu règne et triomphe ».