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Saint Jean-François Régis

Prêtre de la Compagnie de Jésus, fêté le 16 juin

† 31 décembre 1640

 

Qui était-il ?
Visiteur de malade et des pestiférés, patron des dentellières du Puy, sauveteur des prostituées, réconciliateurs des familles (et d’abord de la sienne), prédicateur de la miséricorde, confesseur jusqu’à en mourir…


Son histoire
Jean-François Régis est né le 31 janvier 1597 à Fontcouverte et grandit parmi les enfants du village. Taillé en athlète 1,90 m, c’était pour lui un jeu d’enfant que d’avaler 40 Km dans la journée. En rentrant de ses expéditions, on l’entendait dire : « je suis frais comme une rose ». Il avait le coeur large comme le soleil. A l’âge de 19 ans Jean-François entre au noviciat de la compagnie de Jésus à Toulouse pour devenir jésuite. Ordonné prêtre, il célèbre sa première messe le dimanche de la Trinité en 1630. L’évangile de ce jour, Mt, 28,19-21 va l’habiter profondément ; il demande à son supérieur d’être envoyé dans les missions périlleuses du Canada. Il lui sera répondu « votre Canada sera le Vivarais ».

Après ses derniers voeux en 1633, il est envoyé comme missionnaire dans les Cévennes, le Velay et le Vivarais. Les gens l’appelaient « le marcheur de Dieu ». Sa vie sera désormais tournée au service des oeuvres de miséricorde spirituelles et corporelles pour ses frères. Il lui restera à vivre 8 années de catéchiste à travers des missions rurales.

Jean-François sait communiquer l’amour de Dieu aux gens des campagnes ; les enfants viennent à sa rencontre pour se laisser catéchiser. Il assure chaque jour de nombreuses heures au confessionnal. Jean-François était passionné de porter à tous la Parole de Dieu. Il restait attentif aux besoins de chacun, spécialement des gens simples et des pauvres.

Il donnait largement de son temps pour visiter les malades et les prisonniers. Avec la complicité de bienfaiteurs, il participa à la création de « l’oeuvre du bouillon » pour permettre à un plus grand nombre de ses frères de manger à leur faim ; ce fut l’équivalent des « restaurants du coeur » aujourd’hui.

C’était un « riche pauvre » : n’ayant rien il nourrissait encore les nécessiteux. A l’égard des filles sans ressources du Puy réduites à la prostitution, Régis s’ingénie à leur trouver des hébergements protégés et un gagne-pain dans la fabrication de la dentelle. « L’oeuvre du Refuge » voit le jour. Il prend tellement à coeur la détresse des dentellières réduites au chômage par un décret du roi, qu’il est encore aujourd’hui reconnu comme le patron des dentellières.

Quelques mois avant sa mort, il écrivait à son supérieur « Qu’il me soit permis de parcourir les campagnes et de consacrer ce qui me reste de vie au salut des paysans ». Le 31 décembre vers minuit, épuisé et brûlant de fièvre, il dit au Frère Bideau qui le veille : « Je vois notre Seigneur et Notre Dame qui m’ouvrent le paradis. »

 

Sa spiritualité
En fils d’Ignace, Jean-François aimait l’Eglise, régulièrement il prenait des journées de désert dans un coeur à coeur avec son Seigneur. C’est là qu’il ressourçait ses batteries ; enfant de la Vierge Marie, il lui était attaché. Il montrait « un visage épanoui, sonabord était gai, riant, franc et familier ». Cet heureux tempérament il l’avait hérité de ses Corbières et développé dans la chaleureuse atmosphère familiale.

 

Son action à l’époque...
En ayant des initiatives concrètes pour rejoindre le personnes et les tirer de situations injustes, Saint Jean-François Régis était un vrai témoin de la bonté de l’homme en action dans la vie quotidienne.

Et aujourd’hui...
Il aimait dire à ceux qu’il rencontrait « Venez mes enfants, je vous porte tous dans mon coeur.» « Ce n’est pas la peste, mais la mauvaise vie, qui doit faire craindre la mort. Pourvu que nous mourrions de la mort des saints, des amis de Dieu et, en ses bonnes grâces, nous n’avons point occasion de la craindre, de quelque côté qu’elle nous arrive » - Lettre à sa mère, le 23 mai 1630.