Méditation de l'Évangile du dimanche de la Pentecôte par Soeur Marie-Joséphina — Diocèse de Carcassonne & Narbonne

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Méditation de l'Évangile du dimanche de la Pentecôte par Soeur Marie-Joséphina

Sr Marie-Joséphina, dominicaine, est prieure de la communauté du Monastère Sainte-Marie de Prouilhe.

Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Jn 16, 13-14.

L’Esprit Saint est quelqu’un qui parle en transmettant parfaitement ce qu’Il entendu.

Mais en même temps, iI n’est pas un « enregistreur » du message à transmettre. Ce qu’il fait passer, c’est non seulement un contenu mais aussi tout ce que Jésus désire nous donner à travers le don de son Esprit : sa chaleur, sa compassion, sa force de guérison etc.

Pourquoi ne pouvons-nous pas recevoir tout ce que Jésus a promis ? Peut-être parce que nous sommes encore trop petits ou bien pas assez purifiés ?

Que faut-il faire pour recevoir l’Esprit-Saint ?

Le jour de la Pentecôte les disciples ont prié avec Marie. Trois éléments nous sont ainsi indiqués : la prière, la présence de la Vierge Marie, les disciples.

L’Esprit-Saint est au cœur de notre chemin dans la vie spirituelle : c’est lui qui agit dans nos cœurs et qui nous fait grandir. La vie chrétienne est une vie de conversion, sans cesse renouvelée. Car l’Esprit de Dieu nous invite à chaque instant en soufflant une bonne inspiration pour que nous sortions de nous-mêmes et pour que nous puissions voir Jésus dans la vie quotidienne.

C’est ainsi que je peux retrouver la trace des « petites pentecôtes » dans ma vie et je prends conscience que dans tout ce qui m’arrive, dans ces évènements je ne suis jamais toute seule. Je suis en Eglise.

Je peux partager une de ces expériences. J’avais alors 19 ans et je participais à quelques jours de retraite dans mon diocèse. A cette époque j’étais facilement habitée par un sentiment d’hypocrisie lorsque je faisais quelque chose de bon : il me semblait que cela ne correspondait pas à mon être profond que je ne trouvais pas si noble que cela ! De plus, c’était la première fois que je me retrouvais avec des séminaristes et d’autres chrétiens que je ne connaissais pas du tout et j’étais la plus jeune au milieu d’eux. J’étais donc intimidée et un peu déstabilisée.

Pendant le temps d’enseignement, je me suis aperçue qu’il y avait là une dame malentendante qui ne parvenait pas à comprendre ce que disait le prêtre. Cette retraite était très dense et un peu fatigante pour moi car il y avait aussi des exercices. Mais après le temps de prière et la récitation commune du chapelet, la grâce de Dieu m’a suggéré une chose dont je n’aurais jamais imaginé être capable, à la fois par timidité mais aussi à cause de ce sentiment d’hypocrisie dont j’ai parlé. Spontanément j’ai pu proposer tout naturellement à cette dame de prendre pour elle les notes de la suite de la retraite. C’est une très petite chose mais pour moi, à ce moment-là, ce fut un grand pas qui m’a emplie de joie.

A travers cette expérience j’ai compris un peu mieux comment l’Esprit-Saint est à l’œuvre dans les cœurs. Et j’ai découvert qu’en moi, il y a quelqu’un, présent plus profondément que tout ce je peux percevoir et que depuis cette profondeur jaillit la joie.

La prière avec les frères et les sœurs et avec Marie est une grâce.

 

Bonne fête de Pentecôte.

 

Sr Marie Joséphina de Jésus