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Bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran

Fondatrice de la Congrégation Marie-Auxiliatrice, fêté le 7 juin

1834-1899

 

Qui était-elle ?
Sophie-Thérèse de Soubiran naît à Castelnaudary le 16 Mai 1834. Sa famille très chrétienne fait partie de la noblesse méridionale, ruinée à la Révolution.

Son histoire
Très jeune elle est admise dans la Congrégation mariale de la ville, dirigée par son oncle le Chanoine de Soubiran. C’est là qu’elle entend l’appel à la mission et que germe sa vocation religieuse : le Carmel l’attire mais son oncle mûrit un projet de béguinage et, pour le réaliser, il compte sur sa nièce qui part à Gand pour s’initier à cette vie et, le 29 Septembre 1854, s’installe à l’Enclos du Bon Secours. Plusieurs jeunes filles viennent la rejoindre.

En 1855, elle fait profession et devient la Supérieure de la communauté ; elle modifie la règle du béguinage pour y mettre une vie plus conventuelle. Les vocations sont nombreuses : il faut agrandir. La nouvelle construction terminée, un incendie ravage tout. La Sainte Vierge invoquée donna miraculeusement le temps de sauver les soeurs et les enfants accueillies au Bon Secours. Mère Thérèse emporta le Saint-Sacrement pour le mettre à l’abri et resta en adoration avec les soeurs. La veille elle avait dit : « Etre de mauvaises religieuses, donner naissance à une communauté qui serait sans régularité et sans ferveur, … oui, il vaudrait mieux que le Bon Dieu nous détruise toutes d’un seul coup, même en nous brûlant. » Le lendemain à la même heure, le couvent avait brûlé et les personnes sauvées. Dieu avait entendu leur prière.

En Février 1874, Marie-Thérèse est mise à la porte de sa Congrégation par une intrigante. A 40 ans elle commence un chemin de croix. Désormais, elle se contemple comme on peut contempler le mystère du Christ qui éclaire cette existence devenue Eucharistie. « Ce travail de mort fait place à la vie de Jésus-Christ en moi » dit-elle. Admise à N.-D. de Charité le 3 Janvier 1881, elle devient Sr Marie du Sacré-Coeur.

 

Sa spiritualité
L’événement de l’incendie fonde la vocation eucharistique de la Congrégation : l’Adoration eucharistique sera le point fondamental, vue comme une force et un soutien de la vie apostolique : Marie-Auxiliatrice au service de tous et une profonde intimité avec le Christ.

Les Exercices de Saint-Ignace avaient aidé Marie-Thérèse à rencontrer le « Jésus de l’Evangile », pauvre et humilié, dans sa condition humaine dépendante du Père et sacrifiée au dessein de salut des hommes. Sa force du « oui » elle la puise dans l’Eucharistie et dans le « oui » de Marie à l’Annonciation. Elle incarne dans sa vie le visage de la Miséricorde.

 

Son action à l’époque...
En 1864 elle lance la première mission à Toulouse. Le phénomène d’industrialisation entraînant des jeunes à l’exode, elle comprend le drame de la classe ouvrière : gain misérable, conditions de vie inhumaines, exploitation des femmes et des enfants ; elle crée une maison de famille, « un foyer de vie » (ancêtre du foyer de jeunes travailleuses). D’autres suivront, puis, des sanatoriums, centres ménagers, etc., les activités apostoliques se transformant selon les besoins.

 

Et aujourd’hui...
Les activités apostoliques diverses se transforment selon les temps, mais la visée commune reste : aider à la croissance humaine et spirituelle de toute la personne par l’éveil, l’éducation et le soutien de la foi, et par une présence auprès des plus défavorisés : jeunes, malades ou handicapés.

 

Qu’a-t-elle dit ?
« La Société (Marie Auxiliatrice) sera disposée à prendre pour elle le labeur des commencements et à disparaître quand elle pourrait en jouir, pour aller se dévouer à un autre commencement. »
« Le Bon Dieu m’a sans cesse comblée de miséricorde et d’amour... Que ces quelques lignes soient un témoignage vivant du grand désir que j’ai que sa miséricorde soit exaltée… et je me réjouirai éternellement en sa miséricorde toute puissante et infinie, oui, je triompherai en elle et, par elle à jamais dans le ciel ! ».
«…Je dois affirmer comme des vérités très certaines : que personne n’a réellement voulu me faire de la peine, non, personne n’a voulu ce qui s’est accompli... ; tout s’est pourtant fait parce que Dieu l’a voulu ou permis, dans des desseins de miséricorde et d’amour pour mon âme... seulement ma nature a trouvé les moyens violents, surtout, que, toujours je me fusse prêtée à tout, ce me semble... Les personnes qui les ont employés n’ont pas voulu me faire de mal, elles ont cru très bien faire. Je leur dois une très grande reconnaissance, que je tâche de leur payer tous les jours par mes pauvres prières. »
(Extraits de « Amour et miséricorde » écrit par Marie-Thérèse vers la fin de sa vie)