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Melchior de Marion Bresillac

Cause de béatification ouverte

1813 - 1859

 

Qui était-il ?
Fondateur de la Société des Missions Africaines (SMA), il est né en 1813, à Castelnaudary, dans une famille du Languedoc propriétaire d’une terre au village de Brezilhac.

 


Son histoire
Jusqu’à l’âge de 14 ans, Melchior vit au domaine du Fort, une vieille maison familiale. A l’âge de 19 ans il entre au petit séminaire de Carcassonne et sera ordonné prêtre diocésain le 22 décembre 1838. Il est nommé vicaire dans la paroisse de St-Michel à Castelnaudary. Mais il ressent la vocation missionnaire depuis l’adolescence. Son amitié avec trois jeunes Sénégalais qui étudiaient au séminaire de Carcassonne et qui sont ordonnés prêtres en 1841 contribue à faire mûrir cette vocation. Avec difficulté il obtient de son évêque la permission pour partir. En juin 1841 Melchior quitte le diocèse pour entrer auprès des Missions Etrangères de Paris. Mi-janvier 1842, Melchior reçoit sa nomination pour l’Inde où il arrive en juillet 1842. Il va dans la mission de Salem et puis il est nommé supérieur du séminaire de Pondichéry. En 1845 il est nommé vicaire apostolique de Coimbatore où il reste jusqu’en 1853. Il revient en Europe en 1856 et fonde à Lyon la Société des Missions Africaines. Il s’engage à la faire connaître dans une centaine de diocèses en France. En 1859 il part pour l’Afrique et se dirige en Sierra Leone où il a été nommé vicaire apostolique. Il arrive à Freetown le 14 mai 1859. Une grave épidémie de fièvre jeune sévit dans la ville juste après son arrivée, avec ses cinq missionnaires qui meurent l’un après l’autre. Il meurt lui aussi le 25 juin 1859. Il n’avait pas encore 46 ans.

 

Sa spiritualité
Disciple du Christ, il est conscient de la dimension missionnaire de son baptême qui le configure au Christ. La SMA est une « communauté de disciples de Jésus pour être ses témoins jusqu’aux extrémités de la terre ». Au service de l’Afrique en priorité, l’engagement missionnaire s’enracine dans les sacrements. Les missionnaires sont prêts à aller dans le monde entier, dans le but de construire des communautés chrétiennes au service et à la suite du Christ, des lieux de rencontre, de participation, de communion, au sein de l’Eglise universelle.

Placée sous la protection de la Sainte Famille, la SMA est d’abord « Famille Missionnaire ». Un esprit de famille simple et joyeux dénote la vie des communautés et permet de mieux vivre l’unité dans la diversité des personnes (de nation, de caractère, etc.).

 

Son action à l’époque...
Il tenait à respecter la culture des autres peuples. Ainsi en Inde à la rencontre des populations de culture religieuse très différente de la sienne, il garde une attitude de profond respect et de compréhension. Cependant, la division en castes lui paraît difficilement conciliable avec l’enseignement de l’Evangile. De la rencontre de l’Evangile avec la culture indienne, il espère la naissance d’une Eglise différente des Eglises locales d’Europe.

 

Et aujourd’hui...
Témoin dont la foi est un appel pour chacun de nous, ses choix révèlent des priorités actuelles pour aller vers ceux qui ne sont pas évangélisés et, parmi eux, les pauvres, éveiller les vocations, travailler à la formation du clergé local et promouvoir le respect de la culture des peuples.

La SMA compte aujourd’hui environ 800 membres et associés, prêtres et laïcs. Ils sont originaires d’Europe, d’Amérique, d’Asie. Plus de 200 sont originaires d’Afrique. Les missionnaires SMA sont présents et travaillent en 17 pays d’Afrique. Certains travaillent à l’animation missionnaire dans leurs pays d’origine en Amérique, Europe, Inde et aux Philippines. Plus de 200 jeunes sont en formation en Afrique, Asie, et en Pologne.

 


Qu’a-t-il dit ?
« Que cherchez-vous ? Des honneurs ? Ne venez pas ici ! Les joies du ministère ? Ne venez pas ici ! De l’amitié, de la reconnaissance, des consolations ? Ne venez pas ici ! Mais si vous cherchez Jésus, Jésus seul, Jésus pauvre, Jésus humble et humilié, Jésus crucifié, ah ! Venez donc ! Empressez-vous de courir après Lui ! Venez ! »
(Retraite missionnaire, Inde 1849)