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Bienheureux Louis Antoine Ormières

Fondateur de la Congrégation des Soeurs de l'Ange Gardien, fêté le 16 janvier

1809 - 1890

 

Qui était-il ?
Louis Ormières, natif de Quillan, a fondé la congrégation des Soeurs de l’Ange Gardien qui aujourd’hui est présente dans 16 pays. L’église de Quillan garde son baptistère.

 

Son histoire
Louis Antoine Ormières est né le 14 juillet 1809, chez une famille profondément chrétienne. Il a été baptisé ce même jour. Dès l’âge de 8 ans il était pensionnaire à l’école de Limoux, dirigée par des prêtres. Il entre au séminaire de Carcassonne à 16 ans. Il laisse le souvenir d’un élève intelligent et d’une conduite exemplaire. Il a été ordonné prêtre le 21 décembre 1833. Durant ses études théologiques il a été professeur au petit séminaire, ce qui l’a préparé pour sa future mission. Il a obtenu de son évêque l’autorisation de se consacrer au service de l’éducation des enfants du monde rural et ouvre une école pour les garçons, à Quillan.

Dépassé par l’ampleur de sa tâche, il s’adresse au P. Gabriel Deshayes, fondateur de Congrégations en Bretagne pour demander des frères et des soeurs. Il lui envoie 3 soeurs de la Congrégation des Soeurs de l’Instruction Chrétienne qui arrivent à Quillan le 3 décembre 1839. Elles sont amenées à fonder une nouvelle Congrégation : « Soeurs de l’Ange Gardien ». À l’âge de 30 ans, le Père Ormières et la Mère Saint Pascal sont fondateurs, malgré eux, d’un nouvel institut.

A noter : très jeune prêtre, le P. Ormières a fait preuve d’une grande générosité, au risque de sa vie, lorsqu’il s’empressa de secourir le curé de Comus, touché par une épidémie. Son évêque le nomme «martyr de la charité ». Avec la Mère Saint Pascal, ils ouvrent de nombreuses écoles en France et en Espagne. Le grand rêve du P. Ormières : « Est-ce que l’Ange Gardien ira dans d’autres pays ? C’est mon plus grand désir.» Rempli de zèle pour la gloire de Dieu, sans se lasser, il parcourt les routes de ces deux pays au service des Communautés et de la jeunesse. Il finit ses jours à Gijón (Espagne), le 16 janvier 1890, laissant l’image d’un « petit saint ».

 

Sa spiritualité
Le Père Ormières était imprégné de la spiritualité de l’Ecole Française. C’était un homme pétri d’Evangile. Tous ces écrits en sont émaillés de citations. Il aimait dire : « L’évangile, les livres saints, voilà notre règle, notre guide ».

 

Son action à l’époque...
«Lorsque Dieu notre Seigneur désire aider son Eglise, voici le moyen qu’il emploie : Il suscite un homme à qui il concède une grâce et une force spéciale pour le servir d’une façon particulière » (P. Jérôme Nadal s.j.) Il en a été ainsi pour le P. Ormières qui a vu, senti, contemplé les besoins des enfants de son époque et a cherché à leur donner une réponse par l’ouverture d’écoles, et d’une manière très inattendue, la création d’une nouvelle Congrégation au service de la jeunesse. Assez rapidement aussi, aux soins des malades.

 

Et aujourd’hui...
Un homme de foi : l’écoute de la Parole lui a fait découvrir sa propre vocation et la situation sociale de son époque. Un homme d’espérance : Ses paroles étaient pleines d’espérance parce qu’il s’appuyait sur le bon vouloir de Dieu. Un homme de charité : il manifestait son amour de Dieu par le don total de sa vie au service de la mission qui lui était confiée. Une vie généreuse et donnée (Exemple : Comus). Un homme de contemplation.

Il aimait dire : « On portera ordinairement à la prière le même esprit et le même coeur qu’on a partout ailleurs ». Un homme qui aimait profondément l’Eglise, manifesté par son obéissance à l’évêque et sa fidélité, prouvé dans ses écrits.

 


Qu’a-t-il dit ?
Avec saint Paul, Il aimait dire : « Chacun reçoit de Dieu un don particulier… A chacun la manifestation de l’Esprit est donnée en vue du bien commun ». (1Co. 7,7 ; 12,7)

« Former de vrais disciples du Christ est notre but principal, notre unique but », est encore aujourd’hui, pour la Congrégation, comme une pierre de fondation de l’Oeuvre qui lui fut confiée.

Dans la réalité de sa vie quotidienne, avec humour :
« Mon principe a toujours été de faire le bien et laisser dire ». Animé par sa foi, sa conscience droite et sa prière où il puisait pour réconforter les autres : « Je vis au jour le jour ».