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Saint Dominique

Fondateur de l'Ordre des Prêcheurs, fêté le 8 août

† 1221

 

Qui était-il ?
Dominique est né vers 1170 à Caleruega en Castille. Chanoine et prédicateur itinérant, avec son évêque Diègue d’Osma, ils sillonnaient le Midi et le Lauragais en particulier et installèrent des femmes converties de l’hérésie albigeoise à Prouilhe en 1206-1207. Entre 1215 et 1217 Dominique établit l’Ordre des Prêcheurs à Toulouse. Dominique mourut en 1221 et fut canonisé en 1234. Des reliques sont conservées à Fanjeaux et à Prouilhe.

 

Son histoire
Ce jeune chanoine brillant fut choisi par son évêque, Diègue d’Osma, pour l’accompagner en mission royale au Danemark en 1203. Deux voyages à travers l’Europe leur ont permis d’observer les ravages de l’hérésie albigeoise.
A Montpellier en 1206 ils abandonnèrent leur rang et biens pour annoncer le Christ, à la manière des Apôtres, « allant à pied dans l’humilité, sans or ni argent». Quelques compagnons suivirent. A Fanjeaux ils fondèrent un monastère pour rassembler des femmes converties, la « Sainte Prédication de Prouilhe ». En 1209 le pape déclencha la croisade des Albigeois. Dominique, soutenu par la prière des soeurs de Prouilhe, continuait à prêcher sans autre arme que la Parole de Dieu et son zèle brûlant pour le salut des âmes. Il prêcha à Toulouse en 1211 à la demande de l’évêque Foulques et à la cathédrale de Carcassonne (aujourd’hui la basilique Sts-Nazaire-et-Celse) en 1213.

L’évêque invite Dominique à s’installer à Toulouse avec quelques frères en 1215 et par bulle du 21 janvier 1217 le pape Honorius III approuva la création de l’Ordre des Prêcheurs. A Prouilhe le 15 août 1217, Dominique dispersa les premiers frères et les envoya prêcher, étudier et fonder des communautés à Paris, Bologne, Madrid. D’autres fondations de couvents et de monastères de femmes s’ajoutent et Dominique passa la fin de ses jours à les visiter. Il mourut d’épuisement en Italie à Bologne le 6 août 1221.

 

Sa spiritualité
Homme de compassion depuis son jeune âge, car pendant ses études à Palencia, Dominique vendit ses livres pour donner à manger aux affamés. Homme de dialogue et de prière – Dominique « passait ses journées à parler de Dieu et ses nuits à parler avec Dieu ». Pauvre parmi les pauvres, les frères et soeurs de l’Ordre des Prêcheurs vivent très simplement. Dominique encourageait ses frères à étudier pour mieux prêcher et installa les couvents près des universités. Scruter la Parole de Dieu pour mieux l’annoncer est toujours une priorité pour l’Ordre des Prêcheurs et la lectio divina leur pain quotidien.

 

Son action à l’époque...
Dans un climat de changement social radical et malgré la réforme grégorienne qui se met en place depuis près d’un siècle, Dominique apporta un nouveau souffle à l’Eglise, par un retour à la pauvreté évangélique pour annoncer le Christ avec plus d’efficacité et de proximité à ceux qui ne se sentaient plus concernés par le message du Christ et de l’Eglise catholique. C’est un messie incarné qu’annonçait Dominique, en opposition à l’hérésie qui proposait une quête du divin pour s’évader des misères sur terre.

 

Et aujourd’hui...
Dans notre monde sécularisé, le message de Dominique est toujours aussi actuel et percutant. La nouvelle évangélisation trouve sa place dans la spiritualité dominicaine qui met l’accent sur la miséricorde du Seigneur. La place de l’étude et la soif du savoir sont toujours au coeur de la vie dominicaine dans toutes les branches de la famille.

 

Qu’a-t-il dit ?
« Mon Dieu, ma miséricorde, que vont devenir les pécheurs ? »
Le jeune étudiant à Palencia refuse
« d’étudier sur des peaux mortes quand des hommes meurent de faim ».
En parlant de la dispersion des frères :
« Le grain pourrit quand on l’entasse et fructifie quand on le sème »